La fusion de ces deux artistes a permis de voir naître une source de créativité merveilleuse. Leur matière, le verre, matériau qui vit de la lumière et à qui on doit le plus grand des respects. Autodidactes, ils ont développé une maîtrise de la méthode Tiffany conventionnelle tout en ne se mettant aucune barrière ni conventions préconçues du métier.

Ayant commencé par des thèmes figuratifs traités de manière non classique pour le vitrail, ils ont bifurqué suite à une rencontre marquante. Le passage à l’atelier de Patrick Pépin, peintre abstrait en pleine ascension au Québec, a fait exploser le besoin de partager leurs émotions par le canal de l’abstrait. Cette communion leur a permis de décoder le lien étroit entre la création, l’artiste et l’émotion. L’art abstrait et le vitrail a demandé l’adaptation d’une technique de création qu’ils utilisaient déjà. Désireux de créer des représentations inconscientes de l’émotion, ils utilisent la visualisation par le subconscient. Une fois les images imprégnées, elles sont transmissent en mémoire consciente afin d’être traitées et parfaitement adaptées pour la réalisation des vitraux. On pourrait qualifier cette technique de création eidétique, puisque tout le processus de création s’effectue par mémoire photographique. Le résultat qui en découle démontre bien la force de l’inconscient car les émotions des observateurs sont souvent très différentes mais surtout, il éveille en eux un souvenir. Rapidement les artistes ont adopté une palette signature qui rend leurs pièces distinctives.

Du côté technique, leur grande particularité est de transposer le vitrail en tableau. Le développement d’une technique de rétroéclairage efficace permet aux vitraux de se retrouver au mur tel des toiles. Cette caractéristique rendent leurs pièces très attractives, car tout comme les insectes, nous sommes inconsciemment attiré par la lumière.